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Temple d'Auvernier Jusqu'au XVème siècle, les habitants d'Auvernier n'avaient pas de lieu de culte au village et se rendaient à Colombier, siège de leur paroisse. Ils désiraient construire une chapelle, mais le curé s'y opposait. Il fallut obtenir l'approbation de l'évêque de Lausanne pour commencer la construction en 1478.
A l'origine, le bâtiment ne comprend que la partie voûtée actuelle, le choeur. Dès 1598, on construit la nef actuelle et vraisemblablement la tour. Il y a actuellement trois cloches, une petite de 1787, une moyenne et une grande fondues en 1816. Dès 1709 sont entrepris d'importants travaux d'agrandissement: on construit la galerie et le plafond lambrissé. Au cours des siècles, diverses transformations sont entreprises, plus ou moins heureuses, qui seront rétablies par la restauration de 1979 - 80, menée par la Commune d'Auvernier, et réalisée par l'architecte neuchâtelois Jean-Louis Béguin. En entrant, le visiteur est frappé par la forme de la nef, plus large que profonde, et par la petitesse du choeur. Le haut plafond lambrissé de sapin clair contraste agréablement avec la balustrade de la galerie et ses colonnes de bois foncé. Au nord, l'orgue de 1967 présente ses trois buffets sculptés de motifs évoquant l'importance de la vigne. La tapisserie confectionnée par des paroisiennes protestantes et catholiques, sur un carton de Claude Loewer, à l'occasion de la rénovation de 1980, rappelle le fruit de la vigne. Elle est placée sur la pierre tombale murale de Henri-David de Chaillet, critique littéraire et pasteur connu (1751 - 1823). A l'angle sud-est, une mystérieuse armoire d'archives de pierre jaune a la forme d'un puits, ou d'un poêle. La chaire octogonale en noyer, de même que le lustre éclairant la nef, datent de 1980. Derrière la table de communion de 1716, on pénètre dans la "chapelle" en deux parties: le vestibule soutenant la tour du clocher, est couvert de croisées d'ogives, et le choeur proprement dit également en ogives. Le temple d'Auvernier, propriété de la commune, est situé au coeur du village et à la croisée des chemins, il est le lieu de culte des deux communautés protestante et catholique. (d'après Jean Couvoisier, "Les monuments d'art et d'histoire du canton de Neuchâtel"). |
